J’ai toujours été séduite par cette idée aujourd’hui très répandue, que l’on créer sa vie, sa réalité.
C’est un concept très puissant. Qui peut changer le monde.
A condition de ne pas le comprendre de travers, comme ce fût le cas pour moi pendant longtemps.

Ce qui résonnait en moi à travers cette expression, et qui m’y a fait immédiatement adhérer, c’est que j’ai perçu très tôt que nos croyances, nos conditionnements liés à notre éducation, notre univers socio-culturel, les mémoires familiales, déterminaient notre façon de voir le monde, et orientaient nos pensées, nos actes, nos décisions.  (Je devrais donc plutôt parler de “non-choix”, vu que cette énergie psycho-émotionnelle pilote nos vies, là où nous croyons faire des choix délibérés…). Donc, pour modifier sa vie, je croyais qu’il suffisait de changer son univers psycho-émotionnel (ses croyances, ses points de vue, ses habitudes etc…).

J’ai donc utilisé tout un tas d’outils pour créer la vie “qui me correspond”. J’ai étudié les mécanismes d’auto-sabotage et de limitations. Je me suis connectée à mes rêves les plus fous. Je suis allée chercher la vibration de mon être profond, joyeux, sautillant, spontané.   Mais quelque chose continuait à résister. La création n’était pas satisfaisante. Tous mes rêves restaient à l’état de doux songes. Plus j’essayais, plus je m’éloignais de mes objectifs, de mes rêves. J’étais comme un papillon de nuit qui s’épuise et se brûle, attiré par la lumière d’une ampoule…

Je sentais que quelque chose était “vrai” dans le fait d’être créateur de sa vie. C’est pourquoi je m’acharnais, je continuais à y croire. Mais il me manquait visiblement un élément, une étape dans le mode d’emploi.

Cet élément, c’était de comprendre que la création n’était pas volonté, action, mais réceptivité.

Créer sa vie | Attrapez vos rêves

 

Que créer ne signifiait pas penser, planifier, mais se laisser traverser par la vie.

Que créer et manifester, c’était laisser éclore l’énergie de vie qui vibre en nous.

C’était prendre soin de libérer l’espace autour de notre graine, de notre plantule, de nos premières feuilles, de nos tiges, de nos branches, pour laisser la lumière du soleil, la douceur de la pluie, la caresse du vent nous nourrir et nous inspirer. Que l’acte de créer commence avant tout par se reconnecter à la magie de l’invisible, à cette source sacrée qui est en nous, et qui tire sa force d’un espace autre que notre volonté.

Créer, c’est libérer le chemin, en se laissant traverser par le souffle…

C’est s’abandonner à soi-même, à l’infinitude de la vie.
C’est s’offrir aux vents et marées.
C’est admettre sa vulnérabilité.
C’est reconnaître ses forces, ses peurs, ses joies, ses peines.

C’est se reconnaitre comme un être conscient, qui n’existe non pas par sa volonté, mais par cet abandon à la vie, au sacré, au “divin”, à cette énergie que l’on cherche depuis toujours à comprendre, nommer, saisir, mais qui reste ce grand mystère qui nous unit tous.

Pour le meilleur, si on accepte de recevoir la grâce et la magie de notre existence.

 

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