Quelle image as-tu de toi, que tu cherches à tout prix à maintenir, et qui t’empêche d’accéder à toutes les possibilités que l’Univers désespère de t’offrir?

Je me suis réveillée ce matin, en réalisant que je maintenais moi-même mes rêves en prison…

Dès qu’un semblant de vibration m’attire vers un projet, une situation, une personne, un lieu, les barreaux s’activent, et ils ressemblent à ça :

1- « Oui mais » (ça ne va pas marcher pour moi, c’est pas assez ci, pas assez ça…). J’utilise tout un tas d’arguments pour jeter la défiance et entretenir la méfiance sur tout ce qui pourrait être une opportunité…

2- « Ca ne me correspond pas » : cela suppose donc que j’ai une image précise de ce que je suis, et que certaines choses rentrent dans le cadre, et d’autres non. Et que bien sûr, ce cadre est le fruit de ma construction psychique et émotionnelle, comprenez de toutes les stratégies que j’ai mis en place pour maintenir ma survie depuis que je suis née. Comprenez donc que ce cadre est fait à partir des croyances que je me suis forgée sur la vie, certaines étant aidantes, d’autres étant limitantes, comme on dit en PNL. Mais qu’elles soient aidantes ou limitantes, mes croyances sont quand même des limites, des barrières entre moi e

t le monde (je vous laisse quelques secondes, minutes, siècles pour méditer là-dessus 😉 ).

3- « Ca n’est pas dans mes valeurs ». LE piège absolu pour moi en ce moment. Celui où tu crois que tu es un être limité par des valeurs avec des critères bien précis, qui divisent le monde en 2 camps : bien vs mal. Alors oui, les valeurs, c’est important. Mais le souci avec ce terme, c’est quand elles deviennent le prisme à travers lequel tu juges tout ce qui t’entoure. Chacun ayant bien sûr un point de vue différent sur ce qui rentre dans le champ de la valeur en question. Ca ne rend pas les choses bien faciles.

Ex : Bienveillance. Tout le monde est ok pour dire que c’est une valeur importante, non? Si oui, où commence et où s’arrête la bienveillance? Est-ce que je manque de bienveillance en levant la voix sur cet enfant (mon fils, ma fille, celui de mes amis) qui crie à table et me file la migraine? Selon les personnes, oui (il faut parler avec douceur, expliquer gentiment les choses, ne pas s’énerver), selon d’autres non (on va pas tout le temps se laisser envahir par les gosses quand même, si ?). #jecaricatureunchouya

Et si donc on se levait le matin en se défaisant de tout ce que l’on croit être nous,

pour expérimenter tout ce qu’on croit ne pas pouvoir être? Et voir ce que ça fait? Sans jugement, sans attentes, juste dans la joie enfantine de vivre l’expérience ?